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BRILLON en BALADE, par Jean-François - Page 4

  • UN BLOG SUR L'HISTOIRE D'HAIRONVILLE

    Un nouveau blog vient de faire son apparition sur l'histoire du village d'Haironville. Ce blog est riche en documents photographiques. N'hésitez pas à le visiter il est réalisé par une passionnée de son village, Marie Thérèse et par un ami voisin de Saudrupt, Yves.

    Quand à Brillon en Balade, il va sortir de son état de repos, des articles vont arriver.

    lien du blog d'Haironville http://haironvilleautempspass.blogspot.com/

  • Léonor HEUILLON 1827 - 1904

    je vous propose de découvrir aujourd'hui une personne influante dans la commune au 19e siècle, ce qu'on appelait à l'époque un notable.

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    Léonor HEUILLON, est né à Brillon le 15 juin 1827. Ses parents sont Jacques Michel HEUILLON , aubergiste, puis marchand et Suzanne MARGUET. Il aura un frère Adolphe Alcide né en 1833.
    Léonor sera marchand de chevaux et cultivateur. Il épouse le 2 janvier 1853 à Brillon, Sophie Clémence THEMELIN, fille de Claude Victor et de Marie Anne HEUILLON. Ils habitent le numéro 61 rue de Bar. De cet union, naîtront trois enfants, Raymond Alcide en 1854 qui décédera en 1859, Marie Célénie Julia en 1858 qui décèdera en 1859, enfin Charles né en 1862, qui épousera à une date inconnue, Maria Isabelle MARGUET, institutrice, mais ce couple sera sans postérité. Charles décède en 1933.
    Avant de parler de Léonor, parlons un peu de son père. Michel HEUILLON vend diverses terres en 1858, en 1860 il achète 77 hectares à la Benoyére, qu’il continue de défricher pour construire la ferme avant mai 1861. Ferme qui portera son prénom. A sa mort en 1884, il laisse un patrimoine estimé à 226 850 francs. Patrimoine qui sera partagé entre Léonor et  sa nièce Marie Louise HEUILLON, épouse du docteur PISSOT de Robert-espagne.
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    Après consultation des factures (63 pièces), on peut avoir une idée du train de vie de la famille. En 1888, achats d’ameublement pour la somme de 2291 francs, en 1884, achats de couvert en argent massif gravure HT pour 511 francs, en 1874, le patrimoine mobilier est assuré pour 76 500 francs. En 1880, il emploie 11 ouvriers pour cultiver environ 88 hectares, dont la ferme St-Michel.
    Après consultation des courriers (103 pièces), on voit que Léonor échange de nombreux courriers avec les notables et les hommes politiques du sud meusien, G de Beurges, Godinot, Ferrette, Develle, Varin Bernier, Claudel et Grillot. Le courrier est également constitué de lettres de personnes dont il est le bienfaiteur, arrangements de situations, prêt d’argent.
    Dans son journal des domestiques et personnes de journée commancé le 11 novembre 1876, 21 personnes se succèdent jusqu’en 1890. À la ferme St-Michel existe une bergerie. En 1883, le troupeau s’éléve à 379 moutons, en 1884, le cheptel monte à 509.
    Léonor s’adonne à la chasse, il est membre de plusieurs sociétés et organise des chasses à courres. Il est membre de la société de tir de Bar le Duc en 1882.
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    Léonor intègre la vie municipale en 1874. Il sera conseillé municipal de 1874 à 1878, puis de 1884 à 1888 et de 1892 à 1900. Il sera maire de 1878 à 1884. Il présente sa démission en 1884 à cause d’un différent avec le curé de paroisse, celui-ci à tenu des propos en chaire contre le gouvernement et la municipalité, mais l’évéché ne veux pas déplacer le curé.
    Chevalier du mérite agricole en 1902, membre correspondant de l’office de renseignements agricoles et de la société d’agriculture de Bar le Duc, Léonor décède le 13 juillet 1904 à Brillon âgé de 77 ans.
    Son fils Charles n’exercera que le métier de rentier et dilapidera la fortune amassée par son père et son grand-père.
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    si vous êtes intéressé par la généalogie de cette personne, cliquez sur ce lien vers généanet.
  • FLEURISSEMENT

    Dans son courrier du 12 octobre 1960, le président Nanty de l’association touristique du département de la Meuse, annonçait au maire de Brillon Marcel Rondeau, que notre commune venait de décrocher un 2e prix au concours départemental de décorations florales. Il écrivait que l’on pouvait être fier pour une année de démarrage et nous encourageait de continuer dans cet élan.

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    C’est ainsi que démarrait, un an seulement après la mise en place du concours national des villes et villages fleuris la longue et vertigineuse ascension dans l’échelle du fleurissement. Cette montée en puissance crescendo était due à la volonté de Marcel Rondeau et de son équipe, qui au fil des ans ont fait la renommée de Brillon dans l’art de fleurir maisons et places. Revenons un instant sur ces années glorieuses.

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    1961 : 5e prix national et 1er prix départemental.
    1963 : 4e prix national.
    1965 : 1er prix national.
    1969 : 2 fleurs.
    1970 : hors concours.
    De 1960 à 1967 un concours municipal est organisé.
    De 1989 à 1995, l’équipe municipale d’André Naly organise un nouveau concours municipal. Durant cette période quelques Brillonnais obtiennent des premiers prix départementaux.

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    Aujourd'hui : 2009, une équipe viens de se former autour d’Héloïse Dziewulsky pour redonner une dynamique au fleurissement. Soyez les bienvenus, n’hésitez pas à prendre contact avec elle.
  • LE RECENSEMENT

    Comme annoncé dans le dernier Brillon Infos, un recensement va avoir lieu courant janvier. Je vous propose une balade au travers du premier recensement établi en 1836 à Brillon.

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    Ce document consiste en un livret de 33 pages, certifié par le maire d’alors, François Cordier le 20 mai 1836. Il s’intitule : “état nominatif des habitans”. La population est de 874 habitants avec la répartition suivante : 215 garçons, 185 hommes mariés, 18 veufs, 226 filles, 185 femmes mariées et 45 veuves. Ce qui fait 418 hommes contre 456 femmes. Les doyens sont Marie Trusson âgée de 87 ans et François Gueriot, ancien curé, âgé de 83 ans.


    Le tableau servant au recensement comporte 13 colonnes avec les entêtes suivantes: un numéro d’ordre général, de 1 à 874, le numéro 1 étant le maire ; un numéro d’ordre des ménages, soit de 1 à 253, ce qui veut dire qu’il y avait 253 ménages au village; le nom de famille ; les prénoms ; les titres, qualifications, état ou profession et fonctions ; l’état civil réparti sur 6 colonnes avec pour le sexe masculin, garçons, hommes mariés et veufs et pour le sexe féminin, filles, femmes mariées et veuves ; l’age ; et une colonne observation utilisée pour préciser d’éventuels liens de parentés.


    La rubrique concernant les métiers est riche d’enseignements pour le lecteur. Voici donc une liste de ces professions par ordre alphabétique : un berger, un boucher, un boulanger, deux bourreliers, neuf bûcherons,  six cabaretiers et cabaretières, un cantonnier, Nicolas Thiébaud, quarante quatre carriers, un charbonnier, trois charrons, un cloutier, cinq cordonniers, quatre couturières, soixante trois cultivateurs, deux curés François Chatourelle en exercice et François Guériot en retraite, neuf domestiques, un écarreur, celui qui équarri les troncs pour en faire des poutres, un entrepreneur, un garde, Jean Gourel, un garde champêtre, Nicolas Gourel, un garde forestier, François Cordier, un garde terrassier, Louis Coppet, un instituteur, Jean-Baptiste Génard, onze maçons, quarante manoeuvres et manouvrières, un marchand de bois, quatre maréchal ferrant, trois menuisiers, une revendeuse, trois soldats, cinq tisserands, deux tourneurs et trois voituriers, ceux qui convoyaient la pierre.

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    La première réflexion qui vient est : un boucher et un boulanger seulement pour nourrir toute cette population ? Eh bien oui, la nourriture principale était la soupe au lard et le cochon était élevé par le propriétaire, on n’achetait qu’un peu de pot au feu pour le dimanche. Pour le pain, c’est la même chose, chaque famille produit le sien.
    La deuxième réflexion concerne l’encadrement communal: un garde, un garde champêtre, un garde forestier, un garde terrassier, un cantonnier, plus le maire et un adjoint, voilà une population bien gardée.
    La troisième réflexion concerne les métiers de l’habillement: cinq tisserands, quatre couturières et cinq cordonniers voila du choix pour se vétir.
    Ma dernière réflexion portera sur le nombre de cabaretiers qui est de six et qui s’explique par le nombre d’itinérants qui traverse régulièrement la commune.

  • Le Télégraphe à Brillon

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    6 mai 1870 - L'inspecteur des lignes télégraphiques propose à M le Maire de Brillon, un arrangement avec la municipalité de Saudrupt, quant à la création d'un poste télégraphique dans les deux communes, dans le but d'avoir une ligne commune, dont le point de départ prendrait au-dessus de Combles et aboutirait à Saudrupt. Un conducteur télégraphique desservirait à la fois les deux bureaux et les postes pourraient communiquer entre eux, le tout pour 600F chacun.

     

    14 mai 1870 - La commune accepte la proposition du 6 mai 1870, mais demande l'extension du réseau jusqu'à Ancerville, chef lieux de canton.

     

    14 août 1870 - Convention entre la commune de Brillon et le ministre de l'intérieur en date du 15 mai 1870.

    • Premièrement, engagement de la municipalité à mettre un local à disposition.
    • Deuxièmement, la municipalité s'engage à faire les travaux d'appropriation nécessaire et l'installation du service.
    • Troisièmement, fourniture et entretien du matériel à la charge de l'état.
    • Quatrièmement, les heures d'ouvertures seront déterminées par l'administration.
    • Cinquièmement, la gestion du bureau sera confiée au secrétaire de mairie ou à l'instituteur.
    • Sixièmement, l'agent dénommé prêtera le serment de garder le secret des dépêches.
    • Septièmement, l'agent dénommé sera sous le contrôle direct des agents de l'état.
    • Huitièmement, il sera payé par l'administration des lignes télégraphiques.

     

    14 août 1871 - Académie de Nancy, autorisation pour le Sr MACART, instituteur, de gérer le bureau télégraphique qui vient d'être établi dans cette commune à condition que ce nouveau cumul n'entrave aucunement l'accomplissement de ces devoirs, tant dans le rapport scolaire, que dans la surveillance qu'il doit exercer sur les enfants pendant les offices religieux de la paroisse.

     

    8 juillet 1872 - L'inspecteur des lignes télégraphiques informe la municipalité que finalement le montant des travaux s'élève à 500F au lieu de 600F comme prévu.

  • 14-18 ... TEMOIGNAGE

    Propos recueilli en 1998.


     Roger PELLETIER , 7 ans en 1916 , pupille de la nation.


    Les militaires : Sur plus de 4 hectares au Grand Pâquis ( actuel lotissement ) s' étendait une véritable usine pour la réparation des camions de la Voie Sacrée . C' était un véritable camp militaire . Il y avait de nombreux bâtiments qui semblaient construit pour durer . Nous les gosses on étaient tout le temps avec les soldats . Il y en avait des drôles et d' autres plus rigolos . Ils nous apprenaient toutes sortes de choses des bonnes et des moins bonnes . On les voyaient repartir pour le front et ensuite revenir , mais les rangs s' éclaircissaient . Je me rappelle d' un Marocain qui sculptait des objets en cuivre . J ' ai vu pour la première fois un dromadaire au cirque qui se produisait dans un baraquement devant la Cerisaie . J' ai vu également une revue de danseuses Parisiennes au baraquement du chemin de Jandeures . Nos parents nous croyaient crédules , mes les soldats se chargeaient de nous instruire . A l' actuelle boulangerie habitait deux femmes aux mœurs plutôt légères , tous les soldats connaissaient l' adresse . Dans notre maison logeait la troupe , les officiers occupaient la chambre du devant , les sous-officiers celle de derrière et les soldats le grenier . Chez Jean MARGUET , habitait le chef de cantonnement . C' est lui qui plaçait les troupes au fur et à mesure de leurs arrivées . Les militaires employaient des civils pour leurs paperasses , on peut citer Cécile COLLOT et Narcisse MOLITOR .


    La municipalité : C ' était Camille HEUILLON , le maire du village . Il habitait la maison qu 'occupe actuellement la famille BINOT . C' était lui qui recevait des autorités les mauvaises nouvelles et qui était chargé de les communiquer aux familles . A cette occasion , il mettait un habit propre, alors quand on le voyait sortir de chez lui en grande tenue, tout le monde était en émoi . Quelle direction prenait-il ? Chez qui allait - il ? Toutes les familles tendaient le dos et lançaient un OUF de soulagement en le voyant continuer son chemin .


    L ' armistice : C' est Augustin THIRION , soldat en permission , qui fit le tour du village au son du tambour , pour annoncer la signature de l' armistice . Tout le village était en liesse . Reparti au régiment , il contracta la grippe Espagnole et mourut pour la France à l' hôpital d' Haguenau le 4 décembre 1918 . Ayant appris moi même la nouvelle , je courrai l' annoncer à ma mère . L' ayant appris d' une autre personne , je la trouvais assise sur une chaise et en pleurs . A ce moment là je réalisais que mon père était mort pour la France lui aussi.

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    Visite présidentielle de 1916 : Je me souviens d' y avoir assisté et d' avoir récité un compliment à Mr POINCARÉ .

  • Plaidoirie sur le Patois

    Le patois a des droits d'exister.
    Dialecte, idiome, patois, tous ces mots servent à identifier la langue que parlaient nos Ancêtres, il y a un peu plus d'un siècle. Leur disparition est due au gouvernement de la fin du 19éme siècle, qui a interdit d'une manière absolue, l'emploi du patois dans les écoles primaires. Pourtant le Français n’est-il pas le patois de l’île de France ; dialecte devenu la langue nationale, après que les Rois de France eurent transporté leur cour et établi le siège de leur gouvernement dans la ville de Paris. Ce dialecte, par cela seul qu'il était parlé à la cour, devait, avec le temps, devenir la langue nationale. Enrichi bientôt d'une foule d'expressions que le progrès des arts, des sciences, de l'industrie et des relations commerciales avait rendues nécessaires, il dût primer les autres.
    Le patois a pour ainsi dire disparu totalement de nos campagnes, après avoir résisté plus longtemps que la ville. Brillon peu néanmoins s'enorgueillir de deux de ses enfants.
    François Simon CORDIER écrivit un des premiers dictionnaires de patois de Lorraine en 1833, quelques années plus tard, il nous amusait en écrivant trois comédies en patois.
    En 1896, Charles Jules VARLET écrivait à son tour, un dictionnaire de patois meusien.


    Le patois a une étymologie.
    Le patois trouve ses racines dans le Latin et bas-latin, mais aussi dans le Celte, le Gaulois, le Franque. On retrouve même sur certain mot une ressemblance avec l’Italien.
    A ce sujet étudions quelques mots :
    Le Latin paulum se transforme en Français par peu et en patois par pau.
    Le Latin pellis se transforme en Français par peau et en patois par pê.
    Le Latin currere se transforme en Français par courir et en patois par courre.
    Le Latin constare se transforme en Français par coûter et en patois par conter.
    Le Latin gener se transforme en Français par gendre et en patois par genre. Dans ce dernier cas le patois n’a pas fait l'adjonction du d .
    Le Celte sanailh est transcrit en patois par le mot sinatsineau , qui signifie grenier à foin et n'a pas d'équivalent en Français.


    Le patois a des sons.
    Le Français en se formalisant par la création du dictionnaire , s'est privé de nombreux sons
    Le son oïe [oye] dans , te m'oïe, nanin je t'oïe-me ( tu m'entends , non je ne t'entend pas )
    Le son aïe [haiye] dans , t'is hodaïe (tu est fatiguée).
    Le son euïe [oeil] dans j'seuïe (je suis).
    Le son aoue [aw] dans in paressaoue (un paresseux).


    Le patois est plus précis.
    Le Français ne différencie pas l'article un et le chiffre un , Le patois lui les différencient :
    un enfant se dit in afant , j'en veux un se dit j'a veux iun .
    Autre différence , la lettre h en français ne sert à pas grand chose , en patois elle sert à marquer un temps d'arrêt .
    Exemple : béhuter se prononce bé-huter , ine acohotte se prononce ine aco-hotte.


    Le patois devenu parler régional.
    Essayez de chercher dans un dictionnaire les mots suivants :
    Boudotte, chanlatte, bourde, brayaotte, déhoter, charpagne, clanche et clancher .
    eh oui, vous ne les trouverez pas, pourtant vous les utilisez.

  • BALADE GEOGRAPHIQUE

    Position de la commune.
    Brillon, département de la Meuse, arrondissement de Bar-le-Duc et canton d’Ancerville.
    Distances avec les autres communes.
    A 9 km du chef-lieu du département et à 12 km du chef-lieu de canton.
    Situé sur le sommet d’un coteau, à gauche de la route de Bar à St-Dizier.
    Latitude et longitude.
    D’aprés les indications du réseau géodésique Français de 1993, la longitude est de 05° 05’ 40’’ E  et latitude 48° 42’ 42’’ N.
    1965VA02.jpgLimites du territoire.
    Au nord-ouest la commune de Trémont, au Nord la commune de Combles, à l’est la commune de Montplonne, au sud-est la commune d’Haironville, au sud-ouest la commune de Saudrupt et à l’ouest la commune de Ville sur Saulx.
    Aspect ou relief.
    Nous sommes sur un plateau dont le relief est assez morcelé. Au nord une grande vallée s’étend de l’ouest à l’est : c’est la Chercheval, puis dans son milieu, perpendiculairement la vallée du Pommier la Gomotte. Au sud-ouest une autre vallée se profile, elle commence doucement par la Vau les Dames, puis la vallée Monsieur, la vallée la Chapelle et se termine en se resserrant et se creusant plus profondément entre la Côte et la Verse-côte.
    Altitude.
    Devant l’église 245 m, sur le haut du village, place de la république : 251 m. Le point culminant se situe dans les bois de Javard : 278 m, le point le plus bas se situe à la Verse-côte avec 180 m.
    Hydrographie.
    Il n’y a aucun cours d’eau sur le territoire de Brillon, par contre il y a de nombreuses sources et puits.
    Sources :-sous la maison MARANDEL prés de la fontaine du Terme, qu’elle alimente depuis le début du siècle, car à l’origine elle se déversait dans le caniveau de la route nationale.
    Le terrain sableux du village laisse descendre les eaux pluviales jusqu’au petit banc d’argile inférieur où l’eau s’arrête et alimente les puits peu profonds du village ; aux environs du village ce banc d’argile s’amincit ou disparaît, et l’eau continue à descendre dans le calcaire pour disparaître. Pour se débarrasser de l’eau dans les caves, on perce ce banc d’argile, ce qui fait un puits absorbant. Tout le reste du plateau étant formé des calcaires portlandiens très perméables et recoupé de nombreux bétoires et failles, occasionne une importante nappe d’eau à la base à 70m de profondeur environ sous le village. Cette eau chemine dans les joints de la roche, suivant la pente géologique et émerge soit à Trémont, où un captage pour Combles recoupe son cours souterrain, soit à la belle source du lavoir de Brillon à Haironville.
    Source dans le bois du Tumois et dans le Juré. Petit écoulement au Porü, au chemin de Jeand’heurs.
    Mares évoquées par les lieux-dits : la mare Enclos, endroit où se situait sûrement une mare ou un amas d’eau. Après de grosses précipitations, on remarque à cet endroit une stagnation persistante de l’eau. La mare Régnier, endroit marécageux. La Haie la Pochée, poche d’eau.
    1965VA04.jpgGéologie.
    Le sol du village est composé de sable ferrugineux reposant sur un banc d’argile noire ; au-dessus se trouve le calcaire du Portlandien supérieur qui fournit de belles pierres de taille, ensuite, en profondeur, le calcaire du Portlandien inférieur (calcaire du Barrois). L’épaisseur du sable et argile est d’environ 8m. Le banc s’amincit et se perd à 2 ou 300m du village, l’épaisseur des deux étages du Portlandien est d’environ 80m. Le sommet de l’étage du Kimméridgien est dans la vallée de l’Ornain à Longeville, vers la cote 240 et dans la vallée de la Saulx à Haironville vers la cote 150 ; à cet endroit, une faille indique un affaissement vers Sommelonne. L’érosion a entaillé les calcaires du Barrois et le modelé dû à des vallonnements répétés (présence de nombreux lieux-dits en Vau ou Vallée), ainsi l’important affleurement de sables du Valanginien préside - t’il à une probable diversité des sols. Sables au lieux-dits Savelon ou silice au lieu-dit Fouchére. Plus en détail, l’érosion en aval de sources aujourd’hui taries, par exemple celle du Tumois, fait alterner calcaires et marnes, avec de fortes variations apparentes de l’aptitude au ressuyage, sur de faibles distances. C’est semble - t’il bien plus la nature des sols qui est alors en jeu, que l’absence de fossés aménagés en fond des vallons concernés. Le parcours du terrain est attesté par la toponymie avec les appellatifs Marliére (où l’on tire la Marne), Rouge terre (terre rouge), les Gravottes (endroit caillouteux). A noter que la partie ancienne de l’agglomération est tout entière localisée sur une assise argileuse. Le développement du Karst n’est apparent que par la présence de quelques dolines plus ou moins alignées selon trois directions.
    Le calcaire de Brillon : sur ces deux formations repose, en îlots séparés, une alternance de calcaires et de marnes que nous allons décrire. Les points où ces formations sont les mieux développées sont : Brillon, Véel, Ville sur saulx et Savonniéres en perthois. A quelques kilomètres à l’ouest de Brillon, on remarque à la partie inférieure un calcaire très Oolithique à grains égaux. Les bancs du milieu sont les plus blancs vers le haut, il devient ferrugineux et passe à un calcaire jaunâtre, d’une texture grossière très coquillier. Quelques-uns de ses bancs sont uniquement composés de débris de moules intérieures, de télines. Ces calcaires sont souvent coupés par des veines de fer brun. L’érosion des eaux extérieures présente actuellement un grand développement. On cite les grottes de Seirupt aux environs de Brillon.
    1980vueAérienne02.jpgClimat.
    Le climat est caractérisé par des écarts brusques de températures et par de grands écarts entre les températures maximales et minimales de -20° en hiver à +35° en été. Les printemps sont en général tardifs et maussades, avec des giboulées, des chutes de neige, de grésil, des gelées alternant avec de belles journées ensoleillées. On croit l'hiver fini que le froid reprend en mai, les saints de glace, en juin, à la saint Médard. Parfois cette dernière reprise amène des gelées blanches. Les étés sont courts et chauds, mais capricieux. Les orages fréquents provoquent de fortes variations de températures qui atteignent parfois 15° et même 20° d'un jour à l'autre. Dés la mi-août, la température commence à baisser d'une façon régulière et ne se relève plus guère et pour peu de temps encore qu'à la St Martin, été de la St Martin, mais déjà nous sommes en automne. L'hiver est long et rude, tout aussi capricieux que le printemps, avec de fréquentes et brusques variations de températures.

    Lien vers la carte Google.

  • JOURNEES du PATRIMOINE - BILAN

    Le samedi après midi, le soleil n’était pas de la partie, malgré tout ont pu organiser deux visites de l’église et du clocher. La conférence du soir attira une cinquantaine de personnes, la qualité de l’exposé agrémenté de quelques diapositives fut très instructive. La soirée se termina par un verre de jus de pomme, pressé le matin avec les fruits du verger conservatoire. Le dimanche matin, le soleil étant revenu, une visite du village pu être possible. L’après-midi, un public nombreux visita l’exposition et deux visites du village furent faite. À 16h30, la conférence sur l’histoire de la culture fruitière à Brillon attira un public intéressé. La journée se clôtura par la visite du verger conservatoire. Visitez l’album photo souvenir.