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BRILLON en BALADE, par Jean-François

  • Les cantonnements à Brillon en 1916

    Différentes troupes ont séjournés à Brillon durant la guerre 1914-1918. Je vous propose dans cet article de vous dresser un inventaire non exhaustif, mais chronologique de ces cantonnements. Cet inventaire à été établi à partir de l'historique des régiments (Gallica) et des journaux de marche (Mémoire des hommes).  

    3e TM, du 9 janv. au 2 fév. 1916

    Le 9 janvier 1916, le 3e tirailleur de marche arrive de Dunkerque, il quitte Brillon le 2 février et s'embarque en chemin de fer aux gares de Mussey et de Longeville pour se rendre au camp de Mailly. (Historique du 3e TM, Gallica)

    79e RI, du 13 au 21 mars 1916

    Le 13 mars 1916, le 79e régiment d'infanterie cantonne à Brillon et Combles. Du 13 au 20, exercices de tir au champ de tir du bois du haut juré, instructions des petites unités. Le 14, le général Balfourier inspecte les cantonnements et réunis les officiers. Le 20, le Lt colonel Mangin passe en revue le régiment et remet quelques croix de guerre à 1500m au sud de Combles. Le 21, à 5h et 6h, les divers éléments du régiment quittent les cantonnements. (JMO du 79e RI, Mémoires des Hommes)

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    8e BCP, du 1er au 7 avril 1916

    Le 1er avril 1916, le 8e bataillon de chasseurs à pied arrive à Brillon, par camion automobile, le vendredi 7, il quitte son cantonnement à 8h du matin. Le lendemain soir il est devant Chattancourt. (Historique du 8e BCP, Gallica)

    150e RI, du 6 au 22 mai 1916

    Le 6 mai 1916, le 150e régiment d'infanterie arrive à 14h sur Brillon par camions automobiles, le 3e bataillon et les trois compagnies de mitrailleuses. Le reste du régiment est à Saudrupt, les cantonnements offrent suffisamment de ressources pour loger convenablement la troupe et les officiers. Le 7 mai est consacré au repos et des travaux de propreté, le 8 mai, quelques exercices de remise en main sont faits dans les unités, mais la plus grande partie du temps est employée au nettoyage. Les 9 & 10, exercices par compagnies et travaux de propreté. Le 11, exercice de détail le matin et des travaux de propreté l'après-midi. Le 12, le 3e bataillon et les Cie de mitrailleuses font des exercices de tir; le champ de tir est réparti entre chaque unité. L'après-midi est consacré à des jeux et des revues. Le 13, marche militaire par bataillon. Longueur moyenne de l'étape = 20km. Le 14, travaux de propreté, jeux divers. Le 15, exercice de détail par Cie, revue d'armes au 3e bat par le maitre armurier. Le 16, exercice de détail - tir - travaux de nettoyage. Le 17, dans l'après-midi des exercices de signalisation par avion sont exécutés sous la direction du lieutenant-colonel Rollet dans la région de Brillon. Le 18, les drapeaux des régiments de la division sont décorés à Bar le Duc par le général Berthelot. Le 19, le régiment prend part à une revue de la 40e division sur le terrain du signal de Longeville. Le 20, un service religieux est célébré à Saudrupt à 9h à la mémoire des soldats du 150e Morts pour la France. Il quitte le village le 22 mai pour se rendre dans le Nord. (JMO du 150e RI, Mémoires des Hommes)

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    254e RIC, du 31 mai au 4 juin 1916

    Le 31 mai 1916, le 254e régiment d'infanterie de Compiègne, à l'exception du détachement Vayssiere est transporté en camions automobiles à Brillon ou il cantonne. Le régiment est réuni en entier dans la soirée du 3 juin, le 4, il s'embarque en chemin de fer à Saint Eulien. (Historique du 54e 254e RI, Gallica)

    214e RI, du 24 au 26 sept. 1916

    Le 24 septembre 1916, le 214e régiment d'infanterie est cantonné en entier à Brillon. La journée du 26 est employée aux travaux de propreté, revues, etc. Le 26, le colonel reçoit l'ordre de se porter sur Longeville pour embarquer par la gare. (JMO du 214e RI, Mémoires des Hommes, historique du 214e RI, Gallica)

    3e GACA, du 4 oct. au 1er nov. 1916

    Le 4 octobre 1916, le 3e groupe d'artillerie de campagne d'Afrique arrive à Brillon, hommes et chevaux sont cantonnés. Le 5, installation et travaux de propreté : nettoyage des armes et harnachements. Du 6 au 10, les batteries exécutent différentes manœuvres : batteries attelées, exercice de cadres, cours spécial. Du 11 au 20, manœuvres et amélioration des cantonnements, les unités du groupe participent à de fréquentes manœuvres avec l'infanterie de la division. Du 21 au 31, continuation des manœuvres. Départ le 1er novembre. Mouvement par voie de terre pour le camp Drouot. (Bois de Nixéville) (JMO du 3e GACA, Mémoires des Hommes, historique du 3e groupe ACA, Gallica)

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    401e RI, du 2 au 11 nov. 1916

    Les 1er et 3éme bataillons du 401e régiment d'infanterie s'embarquent par le train à Dugny à 18h, débarquent le 2 novembre à Baudonvilliers et vont cantonner à Brillon où ils arrivent à 8h du matin. Le 6, remise de décorations par le Président de la République. Le s/Lt Rouer reçois la légion d'honneur, le soldat Lheureux la médaille militaire. Le drapeau du 401e reçoit la croix de guerre. Le 11, le régiment quitte le cantonnement pour aller cantonner à Fains et Véel. (JMO du 401e RI, Mémoires des Hommes)

    28-4 Génie, le 6 novembre 1916

    Le 28-4 du génie arrive dans son cantonnement de Combles le 2 novembre 1916. Le 6 novembre 1916, la compagnie qui est citée à l'ordre de l'armée a son fanion décoré de la croix de guerre par le président de la république à Brillon. Le capitaine reçoit la croix de chevalier de la légion d'honneur. (JMO du 28-4, Mémoires des Hommes)

    116e BCA, le 6 novembre 1916

    Le 6 novembre 1916, le 116e bataillon de chasseurs alpins cantonnant à Sommelonne se rend à Brillon. Le président de la république passe une revue d'honneur des troupes de la division. Au cours de cette revue, il accroche au fanion du 116e BCA la croix de guerre avec palme à la suite de sa citation à l'ordre de l'armée. Le capitaine adjudant Debombourg reçoit la croix de la légion d'honneur. (JMO du 116e BCA, Mémoires des Hommes)

    299e RI, le 6 novembre 1916

    Le 4 novembre 1916, le 299e régiment d'infanterie cantonne à Beurey. Le 6 novembre, le président de la république accroche la croix de guerre au drapeau présenté par le Lt colonel Vidal. (JMO du 299e RI, Mémoires des Hommes)

    321e RI, le 6 novembre 1916

    Le 31 octobre 1916, le 321e régiment d'infanterie cantonne à Ancerville. Le 6 novembre sont décorés par le président de la république à Brillon : Commandant de Contenson, officier de la légion d'honneur, capitaine Plouhince, chevalier de la légion d'honneur, adjudant Bigaud, soldat Lacruche et soldat Bouchet la médaille militaire. Le drapeau du 321e est décoré de la croix de guerre, le régiment étant cité à l'ordre de l'armée. (JMO du 321e RI, Mémoires des Hommes)

  • Le Mardi Gras

    Histoire recueillie par Mme Renée MAIZIERES et corrigée par l’auteur.

     

    J’va v’raconter l’histouaire de l’Emile MATTRAT, qu’on appelôt le Mardi gras,v’savez bin, ç’atôt l’gaçon daou Batisse, minme qu’il avôt in-ne sœur, la Chochotte et daoue frêres : le Bolo et l’Quibri. Le Mardi-gras atôt mairii à la Lichette, i d’meurôt à couté d’chiz l’COLLIN. In bé jou, i avont évu in piot, ce mandrin lâ gaoulôt tourtoute la neuïtie et l’Emile ne pelôt dormin. La Lichette dit à s’n’houme : « laïe min keuïchie d’vant aoue bin bicie l’piot ». Ma l’Emile qui s’aimôt bin et qu’atôt cabochu coume in âne rouge, dit en pietolant autou d’la tâle : « je n’keuïch’ra-me à l’érielle et je n’biss’ra-me ». In-lâ, la Lichette passôt tourtous los souaires pa d’ssus l’vâtre de s’n’houme et bissot l’piot qui n’velôt dormin, le manre. Mâ in-ne fous hodaïe de s’urlever à cul d’pannè d’ssus l’pavé, la Lichette ai évu in-ne boûne avisôtte, lée monta au gurnée et dévala auss’tôt avo in fi d’archo qui attachôt dos caubilles. Elle l’attacha au debout d’le bie et s’rekeuïcha à l’érielle. Inlâ, lie pelôt bicie et r’bicie padant qu’l’Emile ronflôt coume in-ne locomotive. Si bin qu’au jou quand lè Mardi-gras douvri los zeuïes, il hurla, tourtou hursé : « ah la gace, lée m’ai sohie la boudotte ».

    Ces personnages ont existés, ainsi que les sobriquets dont ils étaient affublés. il s'agit des membres de la famille Mattrat: Jean-Baptiste le père (le Batisse), les enfants, Nicolas Alcide (le Bolo), Achille Aimé (le Quibri), Céleste (la Chochotte) et Michel Emile (le Mardi Gras) marié à Célestine Virginie Thémelin (la Lichette) sa femme.

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  • Brillon en émoi

    Après la capitulation de Napoléon III à Sedan , le 2 septembre 1870 , la guerre est perdue , c’est la fin du second Empire . A Paris , le peuple acclame la République , un gouvernement de défense nationale est présidé par le général TROCHU . Le 19 septembre , les troupes Prussiennes encerclent Paris . Le premier service postal aérien en ballon est établi entre Paris assiégés et la province . Entre le 23 septembre 1870 et le 28 janvier 1871 , soixante-six ballons postes ont quitté la capitale , transportant 2.500.000 lettres , pesant 11.000kg . C’est l’épopée de l’ un d’eux que je vais vous conter : Le 14 octobre 1870 , à la gare d’Orléans , aujourd’hui gare d’Austerlitz , entre 9h 45 et 10h du matin s’envole le GODEFROY-CAVAIGNAC , propriété de l’administration des postes . Dans la nacelle , ont pris place l’aéronaute Mr GODARD père GodardPére.jpg, Mr de KERATRY membre du gouvernement de la défense nationale et son secrétaire Mr SPULLER . Ils emportent également 300kg de dépêches et six pigeons  . Après avoir parcouru quelques 336km , le ballon cherche à atterrir . C’est à ce moment là que la population de Brillon est mise en émoi et se dirige en foule vers la ferme de la BENOYERE (ferme St-Michel) , écart de Brillon . kertatry-portrait.jpgLa cause de ce remue-ménage est ce ballon qui vient de passer au-dessus de Brillon et qui cherche à opérer sa descente , demandant assistance pour l’aider et faciliter son périlleux atterrissage  Ayant passé au-dessus de Bar-le-Duc , alors occupé par l’ennemi , nos hardis aéronautes se rendent compte du danger et ne se soucient guère de tomber dans les griffes Prussiennes , ce qui rendrait non seulement leurs peines et les dangers courus inutiles , mais leurs personnes ainsi que les dépêches dont il sont porteurs pourraient prendre une autre direction que celle initialement prévue . Après bien des évolutions , marches et contremarches , l’ancre ne voulant pas mordre , les habitants accourent à l’appel des aéronautes , finissent par avoir raison de l’immense machine et l’amènent à terre , où aussitôt parvenue , c’est à qui mieux-mieux fait les plus belles entailles dans ses flancs  pour hâter l’expulsion des gaz et en même temps pour faire disparaître le plus vite possible toute trace de descente . Ce qui donne tant d’ardeur aux  habitants pour enlever tout ce qui est à terre , c’est que comme il a été dit plus haut , Bar est envahi , les allemands ont aperçu le ballon et se sont mis à sa poursuite , et n’ont quitté la dite poursuite qu’à deux kilomètres à vol d’oiseau du lieu d’atterrissage , endroit qui leur est impossible de préciser grâce à la forêt du haut-juré . Les passagers du ballon , lâchent leurs pigeons voyageurs et remettent leurs dépêches en bonnes mains , se dirigent sur Haironville et de là gagnent Chaumont , laissant à Mme X .. , directrice des postes à Saudrupt , le soin de faire parvenir les lettres .818_001.jpg Deux habitants de Brillon , qui se rendaient au bois chercher leurs fournitures avec une charrette et un cheval , MM Adolphe CHODORGE entrepreneur de maçonnerie , et Firmin CHODORGE menuisier , sont réquisitionnés avec leurs voitures pour ramener les dépêches à Brillon et les mettre en sûreté en attendant les ordres de la directrice des postes , prévenue par un express . Cette dame , aussitôt rendue pour procéder à la diffusion des lettres , reconnaît que l’opération est impossible pour une personne seule , surtout à proximité de l’ennemi comme elle l’est , et se résout de les expédier sur Chaumont , non occupé . En conséquence , après avoir préparé des passeports et les papiers nécessaires pour trouver aide près des municipalités situées sur le trajet , elle se met en devoir de trouver les hommes nécessaires . Les deux hommes qui acceptent de rendre les dangereux colis à destination sont encore nos deux braves Brillonnais . Séance tenante , posant à terre les cinq sacs de dépêches , il se mettent en devoir de préparer leur expédition ; Après avoir étendu un lit de paille très propre sur la voiture , ils déposent les cinq sacs sur lesquels ils remettent un autre lit de paille , ainsi que sur les cotés , et par-dessus le tout , une couche de fumier , pour donner le change en cas de rencontre fâcheuse . Et hue cocotte , les voila partis à cinq heures du soir . La nuit les trouve à peine à quatre kilomètres du pays , un marche en éclaireur , avec sa fourche , l’autre conduit le cheval à tour de rôle , s’arrêtant à l’entrée des villages ; l’un garde la voiture pendant que l’éclaireur , après avoir frappé à bon nombre de portes et pour cause , personne ne répond  craignant voir apparaître une barbe rousse , fini par trouver un habitant un peu plus luron que les autres qui , par l’entrebâillement d’une porte ou de derrière les volets , le renseigne tant bien que mal , si l’ennemi est signalé  , car s’il tombe sur une patrouille allemande , ce n’est pas la légère couche de fumier qui les eut sauvés , le fumier ne se conduit pas à deux heures du matin . Enfin ils arrivent à Joinville où la garde nationale , sous les armes , les arrête et les conduit au poste , sur leur demande , et où Mr le Maire leurs distribue des vivres pour se réconforter , n’ayant pas mangé depuis la veille à midi . Il est quatre heures du matin . On attelle un cheval frais à la charrette et les voilà en route pour Chaumont , où ils arrivent dans la matinée , heureux d’avoir mené à bien leur entreprise , heureux de penser que par leur courage une multitude de lettres allaient rassurer des milliers de famille en proie à des transes mortelles au sujet d’êtres qui leur sont chers . Après avoir été comblés d’éloges et chaudement félicités par Mr le directeur des Postes , par Mr le Préfet , Mr GODARD veut récompenser nos deux héros en leur offrant une somme d’argent ; mais l’un d’eux lui répondit «  ce que nous avons fait , et ce que nous sommes encore prêts de recommencer , ce n’est pas pour de l’argent , nous n’avons fait que notre devoir  » . Quel bel acte de courage et de patriotisme .

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    Notes : la partie majeure de cette article est tirée d'un article de l'Indépendance de l'Est du lundi 8 et mardi 9 février 1897. On peut également consulter les sources suivantes : Recueil des dépêches télégraphiques officielles publiées pendant la durée de la guerre 1870-1871, Morlaix, typographie de J Haslé, 1871, page 56. Le Petit Journal du mercredi 19 octobre 1870. Les Allemands à Bar-le-Duc et dans la Meuse 1870-1873, par M J-J Laguerre, Bar-le-Duc, 1874, page 131. Les ballons montés, éditions Aramis, 2003.

  • 25 octobre 1914

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    Marcel Léon Jean Périnet est Mort pour la France le 25 octobre 1914 devant Pervyse en Belgique. Il était né le 20 mai 1892 à Brillon (55). Il est le fils légitime de Paul Jean-Baptiste PERINET, représentant de commerce et de Marie Célénie MATTRAT, épicières. Il a deux sœurs Madeleine Eudoxie Charlotte et Suzanne Françoise Gabrielle. Il est ingénieur électricien. D'après sa fiche matricule  il fait son service militaire à Bar-le-Duc au 94e RI à partir du 25 mars 1913 comme engagé volontaire et devient caporal en décembre.

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  • 25 octobre 1914

    Charles Joseph Leprêtre est Mort pour la France le 25 octobre 1914 devant Pervyse en Belgique. Il était né à Brillon le 31 janvier 1882 à Brillon (55). Il est le fils légitime d' Abdon LEPRÊTRE, carrier et de Barbe Rose JOLIBOIS. Il a pour frères et sœurs : Marguerite , Jean Baptiste Léonor , Camille Théophile , Achille et Ladie Juliette. Il est cultivateur. D'après sa fiche matricule  il fait son service militaire à Bar-le-Duc au 94e RI du 14 novembre 1903 au 20 septembre 1904. Il est rappelé sous les drapeaux le 1er août 1904 au 94e RI.

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  • 10 septembre 1914

    Le deuxième Mort pour la France à été tué au combat de Rembercourt aux pots en Meuse le 10 septembre 1914 et pourtant ce n'est que le 27 mars 1917 que le tribunal civil de première instance de Bar-le-Duc le déclare Mort pour la France et la transcription sur l'état civil de Brillon est faite le 5 avril. Il s'agit de Louis Edmond Leroux né à Brillon le 2 mars 1884, fils de Nicolas Joseph, scieur de long et de Mathilde Chodorge. Il a deux frères et une sœur. Le 17 novembre 1908, il épouse Pauline Léonie Martin, ils ont deux enfants André et Madeleine , il est cultivateur.

     

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    D'après sa fiche matricule il fait son service militaire à Bar-le-Duc au 94e RI du 10 octobre 1905 au 28 septembre 1907. Il est rappelé sous les drapeaux le 1er août 1904 au 29e bataillon de chasseur à pied. Il est tué au combat de Rembercourt aux pots le 10 septembre 1914.

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  • 22 août 1914

    Le premier Mort pour la France à été tué au combat de Fillières en Meurthe et Moselle le 22 août 1914 et pourtant ce n'est que le 15 avril 1920 que le tribunal de Bar-le-Duc le déclare Mort pour la France et la transcription sur l'état civil de Brillon est faite le 25 avril. Il s'agit de Gaston Charles Sancier né à Brillon le 24 avril 1890, fils de Joseph Charles et Flore Thémelin, il est charpentier maçon.

     

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    fiche matricule

    D'après sa fiche matricule, il est dirigé le 9 octobre 1911 sur le 29é bataillon de chasseurs à pied, mais est réformé temporairement le même jour. Reconnu propre au service armé le 11 novembre 1912, il est incorporé au 154é régiment d'infanterie comme soldat de 2é classe. Médaillé militaire à titre posthume au JO du 8/11/1921, soldat brave et dévoué. Est tombé glorieusement pour la France le 22 août 1914 à Fillières. Croix de guerre avec étoile de bronze.

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    fiche décès

  • 16 août 1914

    N°27 : convocation

    Le conseil municipal de la commune de Brillon est convoqué d'urgence le seize août 1914 à l'effet de rechercher les meilleurs moyens pour effectuer rapidement les battages de blé

    A Brillon ce 16 août 1914, le maire

    N°28 : mesures pour assurer d'urgence le battage du blé

    Séance du 16 août 1914

    L'an mil neuf cent quatorze, le seize août, le conseil municipal de la commune de Brillon s'est réuni au lieu ordinaire des séances sous la présidence de M Heuillon C, maire

    Etaient présents : MM Thémelin, Martin, Chodorge Alcide, Drouot, Chodorge G, Thirion, Chodorge P, Heuillon adjt, Heuillon maire

    M le président donne lecture d'une lettre de M le préfet en date du 14 août 1914, invitant les autorités municipales à organiser la main d'œuvre en vue de procéder aux battages dans le plus bref délai pour la transformation urgente du blé en farine.

    Le conseil, après en avoir délibéré, considérant que la plus grande partie des blés est encore aux champs, que la plupart des batteurs patentés sont à l'armée, qu'il est impossible d'effectuer à bref délai la totalité des battages; reconnaissant néanmoins que les circonstances exigent de tenir prête une certaine quantité de blé battus, tant pour les besoins de la population civile que pour l'approvisionnement de l'armée; décide : une annonce sera faite immédiatement, invitant les propriétaires à battre sans délai pour fournir 40 quintaux de blé destinés à former une réserve de farine de 25 quintaux environ, dont l'achat a été décidé dans la séance du 12 août, les prévenir d'avoir en plus un stock de blé battu afin de pouvoir si besoin est, livrer sans retard des réquisitions possibles de l'autorité militaire et de faire en sorte de renouveler ce stock au fur et à mesure des livraisons.

    Le tableau ci-dessous a été transmis à M le préfet

    Surface totale cultivée en blé 100 hectares

    Rendement moyen de l'hectare 8 quintaux

    Quantité totale récoltée 800 quintaux

    Fait et délibéré en séance les jour, mois et an dits

    Suivent 8 signatures

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  • 12 août 1914

    Premières délibérations municipales suite à la déclaration de guerre

    N°24 : Convocation

    Séance du 12 août 1914

    Le conseil municipal de la commune de Brillon est convoqué d'urgence pour le douze avril mil neuf cent quatorze à l'effet de délibérer sur les mesures à prendre pour assurer la rentrée des récoltes et l'alimentation de la population pendant la durée de la guerre

    A Brillon le 12 août 1914

    Le maire, C Heuillon

    N°25 : Mesures à prendre pour assurer la rentrée des récoltes et l'alimentation de la population pendant la durée de la guerre.

    L'an mil neuf cent quatorze, le douze août, le conseil municipal de la commune de Brillon s'est réuni au lieu ordinaire des séances sous la présidence de M Heuillon C maire.

    Etaient présents : MM Thémelin, Martin, Chodorge A, Drouot, Chodorge G, Thirion, Chodorge P, Heuillon adjt, Heuillon maire

    Etaient absents : Davenne (à l'armée)

    Le président donne lecture de la lettre de M le préfet en date du 8 août 1914 relative à la rentrée des récoltes et l'alimentation de la population pendant la durée de la guerre.

    Le conseil, après délibération, décide :

    Les propriétaires de la commune de Brillon ont à peu près un personnel suffisant pour assurer la récolte des moissons, et il n'apparait pas nécessaire de faire une réglementation, les hommes présents aidant volontairement les récoltants; ainsi la récolte des blés sera complètement terminée pour le 15 août.

    Après avis de la commission des réquisitions, la liste suivante des animaux d'élite et dont il y a lieu d'assurer la conservation pour la reconstitution ultérieure des troupeaux a été dressées :

    Pelletier Gaston, noire et blanche, Thémelin-Heuillon, rouge blanche en tête, rouge mouchetée, etc..

    (55 propriétaires pour  71 animaux)

    Fait et délibéré en séance le jour, mois et an dits

    Suivent 8 signatures

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    N°26 : vote de crédits, achat de produits alimentaires

    Même séance.

    Le conseil municipal, estimant qu'il est de toute nécessité de constituer un stock de farine, de sel et autres denrées devant servir aux besoins des habitants pendant la durée de la guerre

    Vote un crédit de 1125 francs pour achat de 25 quintaux de farine

    Vote un crédit de 150 francs pour achat de 6 quintaux de sel

    Vote un crédit de 600 francs pour achat de 6 quintaux de sucre

    Décide que ces approvisionnements seront livrés au prix coûtant aux habitants au fur et à mesure des besoins.

    Fait et délibéré en séance le jour, mois et an dits

    Suivent 8 signatures  

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  • 1914 - 2014, 100 ans

    Brillon en 1914.

    La commune en 1914 compte 565 habitants et 174 électeurs. 200 maisons pour 181 ménages suivant le recensement de 1911.

    L'instituteur est Eugène Contant (depuis 1912) et l'institutrice est Marie Hornust (depuis 1906) assistée de Melle Faratte. Le curé est Emile Lejeune (depuis 1884), les gardes forestiers sont Bougeat et Jacquot, la sage femme est Ladie Gourel.

    21 sapeurs pompiers sont sous les ordres du lieutenant Paul Chodorge

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    Les professions rencontrées sont : aubergiste, boucher, boulanger(3),  bourrelier(2), bucheron, cantonnier, carrier(13), charpentier(3), charron(2), coquetier(5), cordonnier(2), couturière(5), cultivateur(80), débitante, distillateur, domestique(3), domestique agricole(2), épicière(6), ferblantier(2), forgeron(3), garçon boulanger, garde champêtre, garde forestier(2), gardienne de petit enfants, infirmière, instituteur(3), jardinier, journalier(9), lingère, maçon(7), maitre carrier, manœuvre(5), marchand de faïence(2), marchand de petit porcs, maréchal ferrant(4), menuisier, modiste, papetier, peintre(2), rentier(4), repasseuse, retraité(3), sage femme, scieur de long(3), tourneur, tourneur en bois, vannier ambulant(2) et voyageur de commerce . source: recensement de 1911.

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    Suite aux élections des 5 et 12 mai 1912, suivie de l'élection du maire et de l'adjoint le 19 mai 1912, la municipalité est ainsi composée : maire, Jules Camille Heuillon, adjoint, Arthur Heuillon, conseillers, Achille Thémelin, Paul Arthur Martin, Alcide Chodorge, Alix Drouot, Gaston Émile Chodorge, Arthur Thirion, Paul Adolphe Chodorge, Jules Henri Davenne. Tous sont cultivateurs à l'exception d'Achille Thémelin maréchal ferrant et Arthur Thirion maitre maçon.

    Ainsi est la vie du village en ce début d'août 1914.