Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

BRILLON en BALADE, par Jean-François - Page 5

  • 13 & 14 septembre - Journées du Patrimoine

    NicheMaury.jpgPour la première fois, la municipalité de Brillon organise ses journées du patrimoine. Pour cause de fête patronale, les dates sont avancées d’un week-end et fixées les 13 & 14 septembre.
    Au programme, conférences, visites et exposition animeront ces journées. Le samedi de 14h à 18h, visites guidées du village. Le soir à 20h30 salle Dufeu, conférence par Georges Duménil sur l’architecture du village. Le dimanche de 10h à 12h et de 14h à 18h, visites guidées du village et à 16h30 conférence par Jean-François Henry sur l’histoire de la culture fruitière à Brillon. Patrimoine.jpgDurant ces deux journées, se tiendra salle Dufeu, une exposition retraçant la vie au village. Généalogies, archives, plans, photos et objets seront exposés.

  • Balade à l'église

    église.jpgDescription générale et dimensions :
    Bâtisse imposante en pierre de taille. Son plan comporte une nef de quatre travées, accompagnés de bas-côtés, il n’y a pas de transept. La quatrième travée abrite de chaque côté un autel, puis s’ouvre sur le choeur à deux travées. Il n’y a qu’une entrée pour accéder à l’édifice. Le clocher primitivement couvert de tuile, est maintenant recouvert d'ardoise. La couverture de la nef est en tuile. Elle mesure dans son œuvre 21 m de longueur sur 14m30 de largeur

    Le chœur :
    Il est du 13e de style ogival. C’est sans doute un vestige de l’église primitive. Les deux travées portent des chapiteaux à crochets. Le profil des ogives est celui d'un boudin légèrement en amande. Il est décoré d'une peinture à l’huile sur toile marouflée sur mur d'enduit. Elle représente la Transfiguration ( copie partielle de l'œuvre de Raphael). Elle a été réalisée en 1920 par R. Serrurier et restaurée en 2002 par Ch. Vibert.
    Le maître-autel :
    De même style que le chœur, il a été posé en 1867. Il est dû au ciseau d'un jeune sculpteur Barisien, M Eugène CAVANEGET.
    clocher.jpgLa nef :
    Beaucoup plus élevée, est en plein cintre. Elle a été reconstruite au 18e, la voûte à arêtes est supportée par six colonnes cylindriques avec chapiteaux carrés.
    La tour :
    Sa base est du 14e, elle fut exaucée d'un étage en 1861. Elle est surmontée d'une flèche couverte en ardoise. Quatre petites flèches surmontent les quatre angles de la tour. Elle comporte cinq niveaux : le premier est le choeur, le deuxième est l’accés à la charpente de la nef, le troisième abrite l’ancienne horloge, le quatrième abrite trois cloches et est éclairé par quatre fenêtres munies d’abat-sons et le cinquième niveau contient les quatre cadrans de l’horloge et est surmonté de la charpente du clocher proprement dit. Un escalier en colimaçon construit dans une petite tour accolée à la tour principale dessert les niveaux.
    La sacristie :
    Bâtie du coté de l’épître en 1699 par Nicolas Jannot, curé du dit Brillon, elle fut transportée derrière l’église pour la plus grande commodité et la conservation des ornements par les soins de Jean Choppin, prêtre en 1740. Elle prit sans doute sa place actuelle en 1840.
    choeur.jpgLes vitraux :
    Offerts pour la plupart par des fidèles, ils ont étés réalisés par la maison Champigneulle de Bar-le-Duc entre 1881 et 1902. On peut y observer les portraits de Me Cordier et de Me Françoise Yard. Citons comme donateurs les familles Cordier, Heuillon, Vat, Hirat, Douillot, Moreau et Larcelet.
    Les statues :
    En commençant du coté de l’autel de la Vierge nous avons : St Joseph, la Vierge Marie, puis dans le bas-côté droit, St Eloi, Ste Catherine, St Jean-Baptiste et Notre Dame de Bon Secours. En remontant le bas-côté gauche, nous avons Ste Thérèse, un moine, Marie, St Nicolas, St Epvre, patron de la paroisse et Ste Anne. Dans le choeur un crucifix de bois est inscrit à l’inventaire des Monuments Historiques.
    cloches.jpgLes cloches :
    La plus ancienne date de l’an 1808, elle a eut pour parrain M Joseph Cordier et pour marraine Marie Catherine Charoy. Les deux autres, la petite “Philomène” et la grosse “Clémence”, datent de 1861 et sont sorties des fonderies Paintandres de Vitry (marne). Elles ont respectivement pour parrains et marraines : Augustin Heuillon, Corinne Philomène Moreaux et Pierre Adolphe Heuillon, Marie Sophie Clémence Thémelin. Elles ont étés bénies par MJ Chevallier curé doyen, accompagné de M Dominique Michaux curé de la paroisse, pendant l’administration de M Joseph Cordier, maire, Michel Heuillon, adjoint et Nicolas Moreaux, conseil de fabrique.escalier.jpg

    (cliquez sur les photos pour les agrandir)

  • La cueillette des cerises en 1914

    Devoirs du 10 juillet 1914 : Composition française, la cueillette des cerises (à Brillon).
    Hier, l’aprés-midi, je suis allé faire la cueillette des cerises avec mon camarade Ernest et sa mère : nous en avons cueilli un plein panier, elles étaient bien mûres, très sucrées. Nous avons traversé chaudefosse et derrière le bois se trouvaient les cerisiers.
    Ernest et moi nous cueillions des cerises dans un petit panier et quand il était plein nous allions le vider dans le grand. Comme les branches étaient basses nous cueillions les cerises sans échelles. Quand le panier fut plein nous sommes revenus.
    En revenant c’était la mère d’Ernest qui portait le panier et lui, avec un bâton pointu, piquait les cerises dans le panier. Nous en avons beaucoup mangé; nous avons repassé dans le bois pour trouver des chevrottes mais nous sommes revenus bredouilles.
    Avec les cerises que les gens du pays cueillent ils font de tartes; ils en mettent en conserves dans des bouteilles, ils les mènent à Bar, ils les font sécher et ils en mangent aussi beaucoup, ils font aussi du kirsch, des confitures.
    J’aime beaucoup les cerises aussi j’en mange le plus que je peux.
    L’éléve à eu 6 et demi pour cette composition, il était âgé de 13 ans et s’appelait Pierre Chodorge. 

    CueilletteCerises.jpg

  • la Fontaine Napoléon

    NapoléonDate.jpgBrillon n’ayant pas de cours d’eau, il fallait bien abreuver les bêtes et les gens. Dés 1810, deux abreuvoirs sont construits au grand et petit pâquis. Pourtant en 1822 on reconstruit trois abreuvoirs, puis on les réparent encore en 1832. On bâtit encore en avril 1840, deux gués aux extrémités du village pour servir d’abreuvoir aux troupeaux. Il faut attendre 1853 pour voir sortir de terre la première fontaine, le terme exact est construction d’un réservoir d’eau  avec pompe. Le monument où corps de la fontaine est en pierre de Brillon, tandis que l’auge est en pierre de Varvinay, plus dure et moins gélive. A l’origine la pompe est actionnée par un balancier. En 1874, il sera remplacé par une roue de fonte et c’est pour compenser la hauteur qu’un bloc de pierre mal taillé et sans aucune oeuvre a été placé au pied. A cette occasion on remplacera le volet de bois par un volet de fer. NapoléonLion.jpgRevenons sur la description du monument : c’est un quadrilatère composé de quatre panneaux avec cadre sculpté, surmonté d’une pyramide à étage, sur lequel été posé la statue en pied et de bronze, de Napoléon 1er revêtu de sa redingote et de son chapeau. A l’origine il était prévu seulement un buste sculpté en pierre. Malheureusement en 2002 la statue a été volée.NapoléonRoue01.jpg Parlons a présent de la partie immergée du réservoir : il a la forme d’un moule à savarin posé sur sa face plane. Il a un diamètre de 6m pour une hauteur de 3m construit sur le modèle d’une cave voûtée circulaire dont le pilier central supporte le corps de la pompe. Une trappe permet l’accés et des barbacanes, ouvertures demi-circulaire,  réparties sur le pourtour,  permette à l’eau de la nappe de remplir la citerne. FontaineNapoleon.gifNos ancêtres pouvaient ainsi avec un peu d’effort actionner la pompe et remplir l’auge afin d’abreuver vaches, chevaux et ânes. Ceux qui ne possédaient pas de puits à la maison, pouvaient venir chercher de l’eau à la fontaine pour leur besoin personnel, sans coût, ni redevance, ni taxes pollutions, mais c’est ce que l’on appelle le modernisme.

  • 1948 - 27 juin - 2008 : 60 ans

    Voilà soixante ans, jour pour jour, que dans un petit village du sud meusien, un immense élan de générosité populaire naquit. Plusieurs mois auparavant, à Brillon en Barrois, le mot “bénévole” prend ses lettres de noblesses. Encore plus fort me direz vous, puisque ce n’est pas un village, mais dix villages qui vont confectionner pas moins de onze chars, pour mettre sur pied cette 1ére fête des cerises, initiatrice de bien d’autres.
     Après des mois de sciage, de découpage, de clouage, de collage, de couture, où les hommes sont devenus artistes, décorateurs et les femmes couturières, décoratrices, les chars et les costumes sont prêts. Le jour J arrive et l’une des plus belle fête de l’est de la France, avec bien entendu la fête des jonquilles de Gérardmer débute. La fête commence le matin par une cérémonie au monument aux Morts, puis par une messe en plein air dite par l’abbé Hannequin.
    A 14 heures commence le défilé des chars. L'ambiance est joyeuse. Dans la tribune officielle se trouvent les person­nalités civiles et religieuses de Brillon et des villages voisins. Et voici les deux motocyclistes qui précèdent la cavalcade sous les applaudissements. L'excellente fanfare de Cousances, « L'Etoile », défile impeccablement. Ces musiciens ont vraiment , fière et martiale allure. 
    Arrivent ensuite les chars. Voici le premier des trois de Brillon, le char des cerises : de charmantes  jeunes filles cueillent avec grâce de vraies cerises sur une vraie branche de cerisier pour les distribuer à la foule, en chantant le temps des cerises. Voici le char du kirsch de Brillon avec l'alambic et la grande bouteille de laquelle émerge une tête de diable. Cousancelles présente un très joli char : le blé et son travail, depuis les semailles (on lance des confettis) jusqu'au moulin qui tourne à toute allure pendant que le meunier dort debout endormi par la fameuse berceuse que lui chantent de gracieuses demoiselles. Saudrupt est le pays des fins pêcheurs et c'est pour cela que ce village nous présente le char de la pêche. Ça mord sans arrêt dans l'eau limpide qui fait tourner un petit moulin. Le char de l'Harmonie de Cousances prend place devant la tribune.
    Ce sont ensuite les gymnastes de Lisle-en-Rigault qui, sur leur char, présentent une pyramide impec­cable et entonnent le chant de la F.S.F. L'excellente et dynamique équipe de foot-ball de Ville-sur-Saulx se présente sur son char. Haironville met en vedette un autre plaisir de chez nous : la danse. Une bonne vieille danse plus correcte que les swings ou les sambas d'aujourd'hui est interprétée par six jeunes garçons et filles au son d'un orchestre de musique champêtre. Montplonne et Bazincourt sont plus calmes, les jeunes jouent aux cartes tout en mangeant des gaufres pendant que le grand-père fume sa pipe  au coin du feu en compagnie de grand-mère qui tricote pour son petit-fils.
    Les manilleurs de Brillon, des vrais qui font leur partie tous les dimanches, sont également du défilé avec leur char. Combles-en-Barrois met le comble à l'enthousiasme de la foule en présentant sur son char la nouvelle chanson du régiment des mandolines et l’excellente fanfare de la musique des Bleus de Bar qui les accompagne est, elle aussi fortement applaudie. Après ce splendide défilé, un vin d'honneur est offert par la municipalité.  Le public (environ 1.500personnes) se disperse ensuite sur la place ; les uns près des stands, jeux de massacre, jeux de fléchettes, loterie, etc..., ! les autres admirent les prouesses gymniques des Bleus de Bar aux barres parallèles et à la barre fixe, et la plupart assistent au départ de la course cycliste.
    Mais la pluie survient. La foule se met à l'abri attendant que cette inopportune visiteuse disparaisse. Il n'en est rien. Beaucoup de personnes prennent le chemin du retour en soirée, la salle de la mairie est trop petite pour enfermer toutes les personnes qui veulent assister à la séance théâtrale donnée par un groupe de jeunes filles de Verdun les intermèdes sont donnés par un groupe de Jacistes. Vers une heure un feu d'artifice émerveillent des spectateurs encore nombreux.

    n'oubliez pas de visionner l'album.

  • la F'NAU ou FENAISON

    Enclumette.jpgL’on se rendait de bon matin, à partir de fin juin pour la f’nau (fenaison). Chaque fauchaoue (faucheur) avait soin d’emporter marteau et enclumette pour rebattre le tranchant de la faux. Bia.jpgPour conserver le fil, il utilisait la ragueuïezotte ou réfilotte (pierre à aiguiser effilée aux deux extrémités) qui trempait dans l’eau du bia ou coueuïe (vase en tôle). A l’origine, c’était une corne de bovin fixée dans le dos à la ceinture du pantalon. Sous les coups précis et réguliers des faucheurs, l’herbe tombait formant un andain. Après quelques jours de séchage, ayant été plusieurs fois retourné avec une fungne (fourche), puis mis en tas, venait le chargement des charrettes. Il appartenait aux femmes et enfants de racler le foin avec le diable (grand râteau), il n’était pas pensable que du foin traînât dans le pré. On transportait le foin à l’aide d’une guimbarde, sorte de charrette à deux roues comportant des échélottes (sorte d’échelle placée à l’avant et à l’arrière). Les cotés étaient habituellement pleins et moins longs que la charrette. La voiture chargée, le ploïon (longue perche de bois) maintenait l’ensemble par le dessus, dans le sens de la longueur. Arrivé au village, il fallait lancer le foin par la gerbeïre (trappe d’accés) dans le sinau (grenier à foin).
    pour en savoir plus :
    les gestes retrouvés, Daniel Bontemps, 1995.
    la Tankiote, Georges L'hôte, 1984.
    1935MartinLucien.jpg

  • Balade en compagnie de François Simon CORDIER

    CordierFS.jpgSES DÉBUTS : né à Brillon le 28 janvier 1797, il fit d'abord de fortes études littéraires à Troyes et suivi parallèlement des cours de médecine et de chirurgie. En 1814 âgé à peine de 17ans, il devint aide chirurgien aux incurables à Paris où il obtint la croix du Lis pour son dévouement. Après un court passage au Val de Grâce et deux années d'études de langues anciennes, il obtint le grade bachelier es-lettres le 11 février 1818. Le 9 mars 1819, il fut reçu docteur en médecine.

    CORDI1870P.jpgLA MYCOLOGIE : il suivit alors les cours du Jardin des Plantes et se lia d'amitié avec les plus grands scientifiques de son temps. Il choisi les sciences naturelles et particulièrement la mycologie; après la rédaction d'un mémoire et de plusieurs articles, il publia en 1826 un ouvrage de longue haleine : Description des champignons comestibles et vénéneux, avec onze planches en couleurs.

    SON DÉVOUEMENT : en 1827, il entre dans l'enseignement et donne des cours d'histoire naturelle et médicale. En 1830, il se fit praticien. L'épidémie de choléra qui sévit sur Paris en 1832 révéla en Mr CORDIER le double caractère de l'homme dévoué à la science et à l'humanité; ce qui lui valut une médaille d'honneur. Pendant les tristes journées de juin 1848, il risqua plusieurs fois sa vie pour aller relever les blessés sur les barricades. Le docteur CORDIER trouva en 1849 une nouvelle occasion de manifester son zèle pour l'humanité lorsque le choléra vint de nouveau éprouver Paris; il déploya alors un zèle, une activité sans bornes et un courage qu'admiraient les plus intrépides. Son courage et son dévouement lui méritèrent une médaille d'honneur et le gouvernement vint y ajouter la croix de la légion d'honneur.

    CORDI1836T.jpgLE PATOIS : il publia en 1833 un dictionnaire des mots patois en usage dans le département de la Meuse et en 1843 une dissertation sur la langue française, les patois et plus particulièrement le patois de la Meuse. Il compléta son érudition en publiant en 1870 ses coumédies an patois meusien. Le Bie, l'échainge, la dispute. En 1859 il fut élu membre de la société botanique de France; il s'y distingua pendant douze années et fut appelé à la présider en 1872. Il fut membre de la société des lettres de Bar-le-Duc en 1873, comme membre correspondant.

    SA MORT : médecin distingué, naturaliste éminent, ou chercher un plus beau titre de gloire; la mort seule a pu interrompre ses travaux. Il s'éteignit à Alger le 13 juin 1874 chez son frère.

    pour en savoir plus :  Ouvrages de François Simon CORDIER
    conservés à la Médiathéque Jean-JEUKENS
    de Bar-le-Duc.
    1 - le bie , coumédies a in acte et an patois meusien , pa in paysan de la saulx. (Brochure in 8éme / St-Menehould - typographie de poignée DARNAUD /  cote 42082)
    2 - coumédies en patois meusien , le bie , l'échainge , la dispute (in 8éme / Bar-le-Duc COLLOT / cote 13294 et 45829)
    3 - les champignons  , 60 planches en couleurs .(relié , 29 cm / Paris - J ROTHSCHILD - 1876 / cote 15765)
    4 - coumédies an patois meusien , le bie , l'échainge , la dispute (in 8éme / Bar-le-Duc - CONTANT-LAGUERRE - 1870 / cote 50239)
    5 - dissertation sur la langue française , les patois et plus particulièrement les patois de la Meuse (brochure in 8éme / Bar-le-Duc - imprimerie LAGUERRE - 1843 / cote 12272 et 42069)
    6 - excursion en Suisse (brochure in 8éme / St-Menehould - poignée DARNAUD - 1846 / cote U 1/5)
    7- guide de l'amateur de champignons (in 18éme , planche en couleurs / Paris - galerie BOSSANGE pére - 1826 / cote 9447 et 1592)
    8 - histoire et description des champignons alimentaire et vénéneux qui existent sur le sol de France (Paris - librairie des sciences médicales - 1836 / cote 8155)
    9 - vocabulaire des mots patois en usage dans le département de la Meuse (in 8éme - rel. Ch./  Paris - DUVERGER -1833 / cote 44483 et 20285)
    10 - notice sur François Simon CORDIER (MG SICARD / société botanique de France, scéance du 27/11/1874 / cote 31073 et I 4/109)
    11 - coumédies an patois meusien , le bie , l'échainge , la dispute , avec une note sur les comédies par A COLLIGNON (in 8éme , relié / Bar-le-Duc - CONTANT-LAGUERRE - 1870 / cote 31174)

  • COLLIMAGE

    Je vous propose en téléchargement gratuit ce collimage sur Brillon. Plus connu dans sa traduction anglaise “scrapbooking” (de l'anglais : scrap : morceau, bout, reste et book : livre), c’est une forme de loisir créatif actuellement à la mode, consistant à introduire des photographies dans un décor en rapport avec le thème abordé, dans le but de les mettre en valeur par une présentation plus esthétique qu'un simple album photo.
    à télécharger dans le dossier "Téléchargement".

  • PATOIS - L'évangile des ivrognes

    Chanson un peu farfelue, chantée autrefois à Brillon, sur l'air de la Préface recueillie par Mme Renée MAIZIERES de Brillon et corrigée par l’auteur.

    Dominus vobiscum, et cum spiritu tuo.

    Initium sancti evangelii secundum prud'homme.

    J'â été à la foiere au tros marchis, j'â écheté in vie ch'faux qui n'pelo marchi

    j'l'y ä caoupé los quate pattes, y sauteuïe a l' air

    j'ä été à la chairrue da in champ qui n'avöt ni tére, ni pîres

    j'â n'a fa tros journeaux avant que déjeuner

    j'â r'venu, j'â min me ch'faux su m'cô et ma chairrue su m'cul

    ma femme m'ai dit t'is don sot, j'â cru qué m'disait d'motte daoue sée da l'pot

    j'â n'a min in grain d'trop, elle m'ai foutu in té côp d'pun su l'peuïchot

    qu'j'â n'a dégobillie su note chinot.

    Peuïe lée a d'mandé si je c'nussons :

    Los Ouaiselots d'Yancerville

    Los Acalés d'Aunoïe

    Los Cacâs d'Bondonviller

    Los Liévres de Bazincou

    Los Pummes moutaïes de Brion

    Los Cousaoue de Cousances

    Los Gomais d'Haironville

    Los Juvgnats de Jvignai

    Los Coucou de L'vincoue

    Los Rigolins de Lisle

    Los Polonais d'Montplonne

    Los Reussiens d'Reu

    Los Couméres d'Saudrupt

    Los Pîrots d'Savoneilre

    Los Calvins d'Soumeloune

    Los Ducs de Stainville

    Et los Crapauds d'Ville-su-Saulx

    je croïe que j'n'en é-me obliu.

    la traduction.