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BRILLON en BALADE, par Jean-François - Page 5

  • 14-18 ... TEMOIGNAGE

    Propos recueilli en 1998.


     Roger PELLETIER , 7 ans en 1916 , pupille de la nation.


    Les militaires : Sur plus de 4 hectares au Grand Pâquis ( actuel lotissement ) s' étendait une véritable usine pour la réparation des camions de la Voie Sacrée . C' était un véritable camp militaire . Il y avait de nombreux bâtiments qui semblaient construit pour durer . Nous les gosses on étaient tout le temps avec les soldats . Il y en avait des drôles et d' autres plus rigolos . Ils nous apprenaient toutes sortes de choses des bonnes et des moins bonnes . On les voyaient repartir pour le front et ensuite revenir , mais les rangs s' éclaircissaient . Je me rappelle d' un Marocain qui sculptait des objets en cuivre . J ' ai vu pour la première fois un dromadaire au cirque qui se produisait dans un baraquement devant la Cerisaie . J' ai vu également une revue de danseuses Parisiennes au baraquement du chemin de Jandeures . Nos parents nous croyaient crédules , mes les soldats se chargeaient de nous instruire . A l' actuelle boulangerie habitait deux femmes aux mœurs plutôt légères , tous les soldats connaissaient l' adresse . Dans notre maison logeait la troupe , les officiers occupaient la chambre du devant , les sous-officiers celle de derrière et les soldats le grenier . Chez Jean MARGUET , habitait le chef de cantonnement . C' est lui qui plaçait les troupes au fur et à mesure de leurs arrivées . Les militaires employaient des civils pour leurs paperasses , on peut citer Cécile COLLOT et Narcisse MOLITOR .


    La municipalité : C ' était Camille HEUILLON , le maire du village . Il habitait la maison qu 'occupe actuellement la famille BINOT . C' était lui qui recevait des autorités les mauvaises nouvelles et qui était chargé de les communiquer aux familles . A cette occasion , il mettait un habit propre, alors quand on le voyait sortir de chez lui en grande tenue, tout le monde était en émoi . Quelle direction prenait-il ? Chez qui allait - il ? Toutes les familles tendaient le dos et lançaient un OUF de soulagement en le voyant continuer son chemin .


    L ' armistice : C' est Augustin THIRION , soldat en permission , qui fit le tour du village au son du tambour , pour annoncer la signature de l' armistice . Tout le village était en liesse . Reparti au régiment , il contracta la grippe Espagnole et mourut pour la France à l' hôpital d' Haguenau le 4 décembre 1918 . Ayant appris moi même la nouvelle , je courrai l' annoncer à ma mère . L' ayant appris d' une autre personne , je la trouvais assise sur une chaise et en pleurs . A ce moment là je réalisais que mon père était mort pour la France lui aussi.

    1916reposSoldat.jpg
    Visite présidentielle de 1916 : Je me souviens d' y avoir assisté et d' avoir récité un compliment à Mr POINCARÉ .

  • Plaidoirie sur le Patois

    Le patois a des droits d'exister.
    Dialecte, idiome, patois, tous ces mots servent à identifier la langue que parlaient nos Ancêtres, il y a un peu plus d'un siècle. Leur disparition est due au gouvernement de la fin du 19éme siècle, qui a interdit d'une manière absolue, l'emploi du patois dans les écoles primaires. Pourtant le Français n’est-il pas le patois de l’île de France ; dialecte devenu la langue nationale, après que les Rois de France eurent transporté leur cour et établi le siège de leur gouvernement dans la ville de Paris. Ce dialecte, par cela seul qu'il était parlé à la cour, devait, avec le temps, devenir la langue nationale. Enrichi bientôt d'une foule d'expressions que le progrès des arts, des sciences, de l'industrie et des relations commerciales avait rendues nécessaires, il dût primer les autres.
    Le patois a pour ainsi dire disparu totalement de nos campagnes, après avoir résisté plus longtemps que la ville. Brillon peu néanmoins s'enorgueillir de deux de ses enfants.
    François Simon CORDIER écrivit un des premiers dictionnaires de patois de Lorraine en 1833, quelques années plus tard, il nous amusait en écrivant trois comédies en patois.
    En 1896, Charles Jules VARLET écrivait à son tour, un dictionnaire de patois meusien.


    Le patois a une étymologie.
    Le patois trouve ses racines dans le Latin et bas-latin, mais aussi dans le Celte, le Gaulois, le Franque. On retrouve même sur certain mot une ressemblance avec l’Italien.
    A ce sujet étudions quelques mots :
    Le Latin paulum se transforme en Français par peu et en patois par pau.
    Le Latin pellis se transforme en Français par peau et en patois par pê.
    Le Latin currere se transforme en Français par courir et en patois par courre.
    Le Latin constare se transforme en Français par coûter et en patois par conter.
    Le Latin gener se transforme en Français par gendre et en patois par genre. Dans ce dernier cas le patois n’a pas fait l'adjonction du d .
    Le Celte sanailh est transcrit en patois par le mot sinatsineau , qui signifie grenier à foin et n'a pas d'équivalent en Français.


    Le patois a des sons.
    Le Français en se formalisant par la création du dictionnaire , s'est privé de nombreux sons
    Le son oïe [oye] dans , te m'oïe, nanin je t'oïe-me ( tu m'entends , non je ne t'entend pas )
    Le son aïe [haiye] dans , t'is hodaïe (tu est fatiguée).
    Le son euïe [oeil] dans j'seuïe (je suis).
    Le son aoue [aw] dans in paressaoue (un paresseux).


    Le patois est plus précis.
    Le Français ne différencie pas l'article un et le chiffre un , Le patois lui les différencient :
    un enfant se dit in afant , j'en veux un se dit j'a veux iun .
    Autre différence , la lettre h en français ne sert à pas grand chose , en patois elle sert à marquer un temps d'arrêt .
    Exemple : béhuter se prononce bé-huter , ine acohotte se prononce ine aco-hotte.


    Le patois devenu parler régional.
    Essayez de chercher dans un dictionnaire les mots suivants :
    Boudotte, chanlatte, bourde, brayaotte, déhoter, charpagne, clanche et clancher .
    eh oui, vous ne les trouverez pas, pourtant vous les utilisez.

  • BALADE GEOGRAPHIQUE

    Position de la commune.
    Brillon, département de la Meuse, arrondissement de Bar-le-Duc et canton d’Ancerville.
    Distances avec les autres communes.
    A 9 km du chef-lieu du département et à 12 km du chef-lieu de canton.
    Situé sur le sommet d’un coteau, à gauche de la route de Bar à St-Dizier.
    Latitude et longitude.
    D’aprés les indications du réseau géodésique Français de 1993, la longitude est de 05° 05’ 40’’ E  et latitude 48° 42’ 42’’ N.
    1965VA02.jpgLimites du territoire.
    Au nord-ouest la commune de Trémont, au Nord la commune de Combles, à l’est la commune de Montplonne, au sud-est la commune d’Haironville, au sud-ouest la commune de Saudrupt et à l’ouest la commune de Ville sur Saulx.
    Aspect ou relief.
    Nous sommes sur un plateau dont le relief est assez morcelé. Au nord une grande vallée s’étend de l’ouest à l’est : c’est la Chercheval, puis dans son milieu, perpendiculairement la vallée du Pommier la Gomotte. Au sud-ouest une autre vallée se profile, elle commence doucement par la Vau les Dames, puis la vallée Monsieur, la vallée la Chapelle et se termine en se resserrant et se creusant plus profondément entre la Côte et la Verse-côte.
    Altitude.
    Devant l’église 245 m, sur le haut du village, place de la république : 251 m. Le point culminant se situe dans les bois de Javard : 278 m, le point le plus bas se situe à la Verse-côte avec 180 m.
    Hydrographie.
    Il n’y a aucun cours d’eau sur le territoire de Brillon, par contre il y a de nombreuses sources et puits.
    Sources :-sous la maison MARANDEL prés de la fontaine du Terme, qu’elle alimente depuis le début du siècle, car à l’origine elle se déversait dans le caniveau de la route nationale.
    Le terrain sableux du village laisse descendre les eaux pluviales jusqu’au petit banc d’argile inférieur où l’eau s’arrête et alimente les puits peu profonds du village ; aux environs du village ce banc d’argile s’amincit ou disparaît, et l’eau continue à descendre dans le calcaire pour disparaître. Pour se débarrasser de l’eau dans les caves, on perce ce banc d’argile, ce qui fait un puits absorbant. Tout le reste du plateau étant formé des calcaires portlandiens très perméables et recoupé de nombreux bétoires et failles, occasionne une importante nappe d’eau à la base à 70m de profondeur environ sous le village. Cette eau chemine dans les joints de la roche, suivant la pente géologique et émerge soit à Trémont, où un captage pour Combles recoupe son cours souterrain, soit à la belle source du lavoir de Brillon à Haironville.
    Source dans le bois du Tumois et dans le Juré. Petit écoulement au Porü, au chemin de Jeand’heurs.
    Mares évoquées par les lieux-dits : la mare Enclos, endroit où se situait sûrement une mare ou un amas d’eau. Après de grosses précipitations, on remarque à cet endroit une stagnation persistante de l’eau. La mare Régnier, endroit marécageux. La Haie la Pochée, poche d’eau.
    1965VA04.jpgGéologie.
    Le sol du village est composé de sable ferrugineux reposant sur un banc d’argile noire ; au-dessus se trouve le calcaire du Portlandien supérieur qui fournit de belles pierres de taille, ensuite, en profondeur, le calcaire du Portlandien inférieur (calcaire du Barrois). L’épaisseur du sable et argile est d’environ 8m. Le banc s’amincit et se perd à 2 ou 300m du village, l’épaisseur des deux étages du Portlandien est d’environ 80m. Le sommet de l’étage du Kimméridgien est dans la vallée de l’Ornain à Longeville, vers la cote 240 et dans la vallée de la Saulx à Haironville vers la cote 150 ; à cet endroit, une faille indique un affaissement vers Sommelonne. L’érosion a entaillé les calcaires du Barrois et le modelé dû à des vallonnements répétés (présence de nombreux lieux-dits en Vau ou Vallée), ainsi l’important affleurement de sables du Valanginien préside - t’il à une probable diversité des sols. Sables au lieux-dits Savelon ou silice au lieu-dit Fouchére. Plus en détail, l’érosion en aval de sources aujourd’hui taries, par exemple celle du Tumois, fait alterner calcaires et marnes, avec de fortes variations apparentes de l’aptitude au ressuyage, sur de faibles distances. C’est semble - t’il bien plus la nature des sols qui est alors en jeu, que l’absence de fossés aménagés en fond des vallons concernés. Le parcours du terrain est attesté par la toponymie avec les appellatifs Marliére (où l’on tire la Marne), Rouge terre (terre rouge), les Gravottes (endroit caillouteux). A noter que la partie ancienne de l’agglomération est tout entière localisée sur une assise argileuse. Le développement du Karst n’est apparent que par la présence de quelques dolines plus ou moins alignées selon trois directions.
    Le calcaire de Brillon : sur ces deux formations repose, en îlots séparés, une alternance de calcaires et de marnes que nous allons décrire. Les points où ces formations sont les mieux développées sont : Brillon, Véel, Ville sur saulx et Savonniéres en perthois. A quelques kilomètres à l’ouest de Brillon, on remarque à la partie inférieure un calcaire très Oolithique à grains égaux. Les bancs du milieu sont les plus blancs vers le haut, il devient ferrugineux et passe à un calcaire jaunâtre, d’une texture grossière très coquillier. Quelques-uns de ses bancs sont uniquement composés de débris de moules intérieures, de télines. Ces calcaires sont souvent coupés par des veines de fer brun. L’érosion des eaux extérieures présente actuellement un grand développement. On cite les grottes de Seirupt aux environs de Brillon.
    1980vueAérienne02.jpgClimat.
    Le climat est caractérisé par des écarts brusques de températures et par de grands écarts entre les températures maximales et minimales de -20° en hiver à +35° en été. Les printemps sont en général tardifs et maussades, avec des giboulées, des chutes de neige, de grésil, des gelées alternant avec de belles journées ensoleillées. On croit l'hiver fini que le froid reprend en mai, les saints de glace, en juin, à la saint Médard. Parfois cette dernière reprise amène des gelées blanches. Les étés sont courts et chauds, mais capricieux. Les orages fréquents provoquent de fortes variations de températures qui atteignent parfois 15° et même 20° d'un jour à l'autre. Dés la mi-août, la température commence à baisser d'une façon régulière et ne se relève plus guère et pour peu de temps encore qu'à la St Martin, été de la St Martin, mais déjà nous sommes en automne. L'hiver est long et rude, tout aussi capricieux que le printemps, avec de fréquentes et brusques variations de températures.

    Lien vers la carte Google.

  • JOURNEES du PATRIMOINE - BILAN

    Le samedi après midi, le soleil n’était pas de la partie, malgré tout ont pu organiser deux visites de l’église et du clocher. La conférence du soir attira une cinquantaine de personnes, la qualité de l’exposé agrémenté de quelques diapositives fut très instructive. La soirée se termina par un verre de jus de pomme, pressé le matin avec les fruits du verger conservatoire. Le dimanche matin, le soleil étant revenu, une visite du village pu être possible. L’après-midi, un public nombreux visita l’exposition et deux visites du village furent faite. À 16h30, la conférence sur l’histoire de la culture fruitière à Brillon attira un public intéressé. La journée se clôtura par la visite du verger conservatoire. Visitez l’album photo souvenir.

  • 13 & 14 septembre - Journées du Patrimoine

    NicheMaury.jpgPour la première fois, la municipalité de Brillon organise ses journées du patrimoine. Pour cause de fête patronale, les dates sont avancées d’un week-end et fixées les 13 & 14 septembre.
    Au programme, conférences, visites et exposition animeront ces journées. Le samedi de 14h à 18h, visites guidées du village. Le soir à 20h30 salle Dufeu, conférence par Georges Duménil sur l’architecture du village. Le dimanche de 10h à 12h et de 14h à 18h, visites guidées du village et à 16h30 conférence par Jean-François Henry sur l’histoire de la culture fruitière à Brillon. Patrimoine.jpgDurant ces deux journées, se tiendra salle Dufeu, une exposition retraçant la vie au village. Généalogies, archives, plans, photos et objets seront exposés.

  • Balade à l'église

    église.jpgDescription générale et dimensions :
    Bâtisse imposante en pierre de taille. Son plan comporte une nef de quatre travées, accompagnés de bas-côtés, il n’y a pas de transept. La quatrième travée abrite de chaque côté un autel, puis s’ouvre sur le choeur à deux travées. Il n’y a qu’une entrée pour accéder à l’édifice. Le clocher primitivement couvert de tuile, est maintenant recouvert d'ardoise. La couverture de la nef est en tuile. Elle mesure dans son œuvre 21 m de longueur sur 14m30 de largeur

    Le chœur :
    Il est du 13e de style ogival. C’est sans doute un vestige de l’église primitive. Les deux travées portent des chapiteaux à crochets. Le profil des ogives est celui d'un boudin légèrement en amande. Il est décoré d'une peinture à l’huile sur toile marouflée sur mur d'enduit. Elle représente la Transfiguration ( copie partielle de l'œuvre de Raphael). Elle a été réalisée en 1920 par R. Serrurier et restaurée en 2002 par Ch. Vibert.
    Le maître-autel :
    De même style que le chœur, il a été posé en 1867. Il est dû au ciseau d'un jeune sculpteur Barisien, M Eugène CAVANEGET.
    clocher.jpgLa nef :
    Beaucoup plus élevée, est en plein cintre. Elle a été reconstruite au 18e, la voûte à arêtes est supportée par six colonnes cylindriques avec chapiteaux carrés.
    La tour :
    Sa base est du 14e, elle fut exaucée d'un étage en 1861. Elle est surmontée d'une flèche couverte en ardoise. Quatre petites flèches surmontent les quatre angles de la tour. Elle comporte cinq niveaux : le premier est le choeur, le deuxième est l’accés à la charpente de la nef, le troisième abrite l’ancienne horloge, le quatrième abrite trois cloches et est éclairé par quatre fenêtres munies d’abat-sons et le cinquième niveau contient les quatre cadrans de l’horloge et est surmonté de la charpente du clocher proprement dit. Un escalier en colimaçon construit dans une petite tour accolée à la tour principale dessert les niveaux.
    La sacristie :
    Bâtie du coté de l’épître en 1699 par Nicolas Jannot, curé du dit Brillon, elle fut transportée derrière l’église pour la plus grande commodité et la conservation des ornements par les soins de Jean Choppin, prêtre en 1740. Elle prit sans doute sa place actuelle en 1840.
    choeur.jpgLes vitraux :
    Offerts pour la plupart par des fidèles, ils ont étés réalisés par la maison Champigneulle de Bar-le-Duc entre 1881 et 1902. On peut y observer les portraits de Me Cordier et de Me Françoise Yard. Citons comme donateurs les familles Cordier, Heuillon, Vat, Hirat, Douillot, Moreau et Larcelet.
    Les statues :
    En commençant du coté de l’autel de la Vierge nous avons : St Joseph, la Vierge Marie, puis dans le bas-côté droit, St Eloi, Ste Catherine, St Jean-Baptiste et Notre Dame de Bon Secours. En remontant le bas-côté gauche, nous avons Ste Thérèse, un moine, Marie, St Nicolas, St Epvre, patron de la paroisse et Ste Anne. Dans le choeur un crucifix de bois est inscrit à l’inventaire des Monuments Historiques.
    cloches.jpgLes cloches :
    La plus ancienne date de l’an 1808, elle a eut pour parrain M Joseph Cordier et pour marraine Marie Catherine Charoy. Les deux autres, la petite “Philomène” et la grosse “Clémence”, datent de 1861 et sont sorties des fonderies Paintandres de Vitry (marne). Elles ont respectivement pour parrains et marraines : Augustin Heuillon, Corinne Philomène Moreaux et Pierre Adolphe Heuillon, Marie Sophie Clémence Thémelin. Elles ont étés bénies par MJ Chevallier curé doyen, accompagné de M Dominique Michaux curé de la paroisse, pendant l’administration de M Joseph Cordier, maire, Michel Heuillon, adjoint et Nicolas Moreaux, conseil de fabrique.escalier.jpg

    (cliquez sur les photos pour les agrandir)

  • La cueillette des cerises en 1914

    Devoirs du 10 juillet 1914 : Composition française, la cueillette des cerises (à Brillon).
    Hier, l’aprés-midi, je suis allé faire la cueillette des cerises avec mon camarade Ernest et sa mère : nous en avons cueilli un plein panier, elles étaient bien mûres, très sucrées. Nous avons traversé chaudefosse et derrière le bois se trouvaient les cerisiers.
    Ernest et moi nous cueillions des cerises dans un petit panier et quand il était plein nous allions le vider dans le grand. Comme les branches étaient basses nous cueillions les cerises sans échelles. Quand le panier fut plein nous sommes revenus.
    En revenant c’était la mère d’Ernest qui portait le panier et lui, avec un bâton pointu, piquait les cerises dans le panier. Nous en avons beaucoup mangé; nous avons repassé dans le bois pour trouver des chevrottes mais nous sommes revenus bredouilles.
    Avec les cerises que les gens du pays cueillent ils font de tartes; ils en mettent en conserves dans des bouteilles, ils les mènent à Bar, ils les font sécher et ils en mangent aussi beaucoup, ils font aussi du kirsch, des confitures.
    J’aime beaucoup les cerises aussi j’en mange le plus que je peux.
    L’éléve à eu 6 et demi pour cette composition, il était âgé de 13 ans et s’appelait Pierre Chodorge. 

    CueilletteCerises.jpg

  • la Fontaine Napoléon

    NapoléonDate.jpgBrillon n’ayant pas de cours d’eau, il fallait bien abreuver les bêtes et les gens. Dés 1810, deux abreuvoirs sont construits au grand et petit pâquis. Pourtant en 1822 on reconstruit trois abreuvoirs, puis on les réparent encore en 1832. On bâtit encore en avril 1840, deux gués aux extrémités du village pour servir d’abreuvoir aux troupeaux. Il faut attendre 1853 pour voir sortir de terre la première fontaine, le terme exact est construction d’un réservoir d’eau  avec pompe. Le monument où corps de la fontaine est en pierre de Brillon, tandis que l’auge est en pierre de Varvinay, plus dure et moins gélive. A l’origine la pompe est actionnée par un balancier. En 1874, il sera remplacé par une roue de fonte et c’est pour compenser la hauteur qu’un bloc de pierre mal taillé et sans aucune oeuvre a été placé au pied. A cette occasion on remplacera le volet de bois par un volet de fer. NapoléonLion.jpgRevenons sur la description du monument : c’est un quadrilatère composé de quatre panneaux avec cadre sculpté, surmonté d’une pyramide à étage, sur lequel été posé la statue en pied et de bronze, de Napoléon 1er revêtu de sa redingote et de son chapeau. A l’origine il était prévu seulement un buste sculpté en pierre. Malheureusement en 2002 la statue a été volée.NapoléonRoue01.jpg Parlons a présent de la partie immergée du réservoir : il a la forme d’un moule à savarin posé sur sa face plane. Il a un diamètre de 6m pour une hauteur de 3m construit sur le modèle d’une cave voûtée circulaire dont le pilier central supporte le corps de la pompe. Une trappe permet l’accés et des barbacanes, ouvertures demi-circulaire,  réparties sur le pourtour,  permette à l’eau de la nappe de remplir la citerne. FontaineNapoleon.gifNos ancêtres pouvaient ainsi avec un peu d’effort actionner la pompe et remplir l’auge afin d’abreuver vaches, chevaux et ânes. Ceux qui ne possédaient pas de puits à la maison, pouvaient venir chercher de l’eau à la fontaine pour leur besoin personnel, sans coût, ni redevance, ni taxes pollutions, mais c’est ce que l’on appelle le modernisme.

  • 1948 - 27 juin - 2008 : 60 ans

    Voilà soixante ans, jour pour jour, que dans un petit village du sud meusien, un immense élan de générosité populaire naquit. Plusieurs mois auparavant, à Brillon en Barrois, le mot “bénévole” prend ses lettres de noblesses. Encore plus fort me direz vous, puisque ce n’est pas un village, mais dix villages qui vont confectionner pas moins de onze chars, pour mettre sur pied cette 1ére fête des cerises, initiatrice de bien d’autres.
     Après des mois de sciage, de découpage, de clouage, de collage, de couture, où les hommes sont devenus artistes, décorateurs et les femmes couturières, décoratrices, les chars et les costumes sont prêts. Le jour J arrive et l’une des plus belle fête de l’est de la France, avec bien entendu la fête des jonquilles de Gérardmer débute. La fête commence le matin par une cérémonie au monument aux Morts, puis par une messe en plein air dite par l’abbé Hannequin.
    A 14 heures commence le défilé des chars. L'ambiance est joyeuse. Dans la tribune officielle se trouvent les person­nalités civiles et religieuses de Brillon et des villages voisins. Et voici les deux motocyclistes qui précèdent la cavalcade sous les applaudissements. L'excellente fanfare de Cousances, « L'Etoile », défile impeccablement. Ces musiciens ont vraiment , fière et martiale allure. 
    Arrivent ensuite les chars. Voici le premier des trois de Brillon, le char des cerises : de charmantes  jeunes filles cueillent avec grâce de vraies cerises sur une vraie branche de cerisier pour les distribuer à la foule, en chantant le temps des cerises. Voici le char du kirsch de Brillon avec l'alambic et la grande bouteille de laquelle émerge une tête de diable. Cousancelles présente un très joli char : le blé et son travail, depuis les semailles (on lance des confettis) jusqu'au moulin qui tourne à toute allure pendant que le meunier dort debout endormi par la fameuse berceuse que lui chantent de gracieuses demoiselles. Saudrupt est le pays des fins pêcheurs et c'est pour cela que ce village nous présente le char de la pêche. Ça mord sans arrêt dans l'eau limpide qui fait tourner un petit moulin. Le char de l'Harmonie de Cousances prend place devant la tribune.
    Ce sont ensuite les gymnastes de Lisle-en-Rigault qui, sur leur char, présentent une pyramide impec­cable et entonnent le chant de la F.S.F. L'excellente et dynamique équipe de foot-ball de Ville-sur-Saulx se présente sur son char. Haironville met en vedette un autre plaisir de chez nous : la danse. Une bonne vieille danse plus correcte que les swings ou les sambas d'aujourd'hui est interprétée par six jeunes garçons et filles au son d'un orchestre de musique champêtre. Montplonne et Bazincourt sont plus calmes, les jeunes jouent aux cartes tout en mangeant des gaufres pendant que le grand-père fume sa pipe  au coin du feu en compagnie de grand-mère qui tricote pour son petit-fils.
    Les manilleurs de Brillon, des vrais qui font leur partie tous les dimanches, sont également du défilé avec leur char. Combles-en-Barrois met le comble à l'enthousiasme de la foule en présentant sur son char la nouvelle chanson du régiment des mandolines et l’excellente fanfare de la musique des Bleus de Bar qui les accompagne est, elle aussi fortement applaudie. Après ce splendide défilé, un vin d'honneur est offert par la municipalité.  Le public (environ 1.500personnes) se disperse ensuite sur la place ; les uns près des stands, jeux de massacre, jeux de fléchettes, loterie, etc..., ! les autres admirent les prouesses gymniques des Bleus de Bar aux barres parallèles et à la barre fixe, et la plupart assistent au départ de la course cycliste.
    Mais la pluie survient. La foule se met à l'abri attendant que cette inopportune visiteuse disparaisse. Il n'en est rien. Beaucoup de personnes prennent le chemin du retour en soirée, la salle de la mairie est trop petite pour enfermer toutes les personnes qui veulent assister à la séance théâtrale donnée par un groupe de jeunes filles de Verdun les intermèdes sont donnés par un groupe de Jacistes. Vers une heure un feu d'artifice émerveillent des spectateurs encore nombreux.

    n'oubliez pas de visionner l'album.